19 janvier 2010

On the road again, again...

Ah, quel plaisir de reprendre la route, le sac sur l'épaule, et de planter la tente, dès que le coin nous plait! Et puis, on quitte le froid d'Ushuaia pour enfin profiter de l'été argentin. La température monte tres vite à mesure que l'on progresse vers le Nord. Nous remontons la côte petit à petit, en suivant la RN3. Les distances sont énormes. Entre deux villes, 300, 400, 500 km sans rien croiser, les grandes plaines désertiques de la Patagonie à perte de vue...
On a repéré un petit port de pêche de 1000 habitants, Camarones, pour se poser quelques jours. L'accès n'est pas facile: depuis Comodoro Rivadavia, la ville la plus proche à 250km (entre les 2, que dalle!) sort un bus tous les 3 jours. Mais on se fait emmener par une gentille retraitée qui monte rendre visite à sa fille, à Buenos Aires (depuis chez elle, plus de 3000km qu'elle fait en voiture, toute seule, à 70 balets!). Le patelin est mignon, et très tranquille. On passe 2 nuits au camping municipal, tenu par un vieux pecheur qui a un faux air de Raimu (avec la même tchatche pagnolesque). Puis on file vers la réserve Cabo dos Bahias, séparée du village par une trentaine de km de plages, criques vraiment belles. On fait une nuit de camping sauvage au bord de l'eau, et on rentre dans la réserve très tôt le lendemain matin, pour surprendre au réveil la cinquantaine de milliers de pingouins qui viennent nicher ici chaque année. Grand spectacle. On croise aussi des guanacos (cousins du lama), des lièvres (très grands ici), des autruches, flamands roses, des tatous (bizarre!), des centaines d'oiseaux...
On discute avec un jeune biologiste qui bosse dans le parc. On lui raconte un peu notre voyage. Quand on lui dit qu'on vient de France, il nous apprend que le propriétaire de toutes ces terres, de la pointe jusqu'aux abords du village (c'est immense) est francais lui aussi: un artiste, un certain Florenzo Pañi... Et oui, on a campé (en douce) chez Florent Pagny! Bon, il chantait bien "Bienvenue chez moi", non?

16 janvier 2010

Tremble Argentine, la Poudre d'escampette est de retour!!!

Résumé des épisodes précédents:
Nos deux héros ont atteint le bout du monde: Ushuaia, en Terre de Feu, la ville la plus australe de la planète. Là, ils ont posé leurs sacs pendant presque trois mois, le temps de recharger les batteries et de goûter un peu au rude quotidien patagonien. Des petits boulots au départ (service, traduction de guide...) puis Sylvain et Nolwenn frappent à la bonne porte: l'hôtel Campanilla, tenu par Francisco et Mercedes, un couple catalan, est justement à la recherche d'un grand gaillard, parfaitement trilingue, pour veiller sur l'établissement la nuit, et d'une professionnelle du ménage, exagérément maniaque, pour faire les chambres. Perfecto!
Bonne expérience, ces trois mois à Ushuaia, des rencontres sympas, et surtout des paysages impressionants. La Patagonie est vraiment superbe.
Mais le temps est venu maintenant de refaire nos sacs, de reprendre l'aventure! A nous l'Argentine! C'est parti pour quelques semaines de plus... La Poudre est de retour, qu'on se le dise!

11 octobre 2009

Parc national Torres del Paine, la guinda final*

Majestueux Machu Picchu, sublime Titicaca, grandiose Salar de Uyuni, etc, etc... Quatre mois que l'on aligne les superlatifs pour essayer de décrire les paysages traversés... Et pourtant, après tant de merveilles rencontrées depuis l'Equateur, cette dernière rando au parc national de Torres del Paine a encore des allures d'apothéose. La guinda final*. On est dans la province de la Ultima Esperanza (le nom claque, déjà), en pleine Patagonie chilienne. Steppes, forêts, les Andes encore et toujours, lacs, cascades, glaciers... Un de ces lieux où la Nature reprend ses droits, comme on dit. Mais ici, elle le fait avec violence. On se demande parfois si on est vraiment les bienvenus. Notre présence semble tolérée, pas plus... On peut se ramasser, en l'espace de quelques heures, pluies torrentielles, neige, grêle, rafales de vent à plus de 100 km/h. Prends ça dans les gencives petit, t'es plus en terrain conquis ici. Mais plus tard, toujours dans la même journée, un soleil radieux, et au détour d'un chemin, en haut d'une colline, la Pachamama sait aussi nous offrir des paysages magnifiques. Prends-toi ça aussi dans les yeux petit, tu te l'es mérité.
Un des grands moments du périple, donc, ces cinq jours de marche, agrémentés en plus par le toujours sympathique accent québécois de nos deux compagnons de rando, Marius et Emmanuelle. On les avait rencontrés à Otavalo, en Equateur, la toute première semaine du voyage, et on avait déjà passé quelques jours ensemble. On se retrouve avec plaisir quatre mois plus tard, à l'autre bout du continent, pour notre dernière semaine sur la route. La boucle est (presque) bouclée.
*Littéralement, le "piment final", notre "cerise sur le gâteau"

3 octobre 2009

Un dia perfecto - Une journée sur l'Ile de Chiloe

C'est le sourire aux lèvres qu' on sort de la tente, en découvrant l'océan en contrebas. Il est encore assez tôt. Le grondement des vagues nous aura sans doute réveillé, ou peut-être le soleil qui chauffait déjà, à travers la toile... Petit Déj' au bord de la falaise. La baie de Castro est parsemée de petites barques de pêche blanches, jaunes, rouges... A l'horizon, on apercoit la Cordillère enneigée qui se dessine, vaporeuse, en quelques coups de pinceau au-dessus de l'eau. Mais il faut démonter la tente et reprendre la route, pour atteindre Dalcahue, le prochain village. On y pose nos sacs à dos, le temps de bouffer un bout sur le port. On se régale au petit marché, super animé, qui sert poissons et fruits de mer aussi frais qu'économiques. En suivant, balade tranquille le long de la côte puis mini traversée pour rejoindre l'ile de Chancao. Là-bas, en fin d'après-midi, on se ramasse des coquillages sur la plage. On se les cuisinera le soir, devant la tente et sous les étoiles, avec un petit blanc chilien bien frais... Just a Perfect Day...